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 ExoMars

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Clavius
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MessageSujet: ExoMars   Mar 26 Mai - 10:31

Salut

La mission ExoMars de l'Agence spatiale européenne a été revue complètement pour des questions de financement. L'Europe étant dans l'incapacité à financer ce programme phare de l'exploration robotique de Mars, les responsables de la mission ont été contraints à réduire la voilure.

Un budget multiplié par 2

Initialement, le programme ExoMars bénéficiait d'un financement de 650 millions d'euros (2003). Le coût du projet a été évalué à 1 milliard en 2007 avant d'être revu à la hausse en 2008 quand Thales Alenia Space, responsable industriel du projet, l'a finalement estimé à 1,2 milliards d'euros. A la sortie de la ministérielle de l'ESA en novembre 2008, seuls 850 millions d'euros avaient été trouvés. Aucun Etat membre de l'ESA ayant souhaité augmenter sa participation ou financer ce déficit, l'Agence avait alors été contrainte de reporter le lancement de la mission à la fenêtre de tir suivante (de 2013 à 2016). Début 2009, le directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain, se voulait rassurant devant la presse, estimant possible une solution à ce problème de financement à travers un partenariat technique et/ou scientifique avec la NASA et/ou Roscosmos.

L'augmentation par 2 du coût de la mission contraint donc les responsables de la mission a débarquer le paquet géophysique, d'abandonner le bras robotisé, de restreindre l'utilisation du foret de 2 m et de confier le lancement du rover à une Atlas-5 de Lockheed Martin (United Launch Alliance) et non plus à Ariane 5 comme prévu.

Les grands objectifs de la mission n'ont pas changé. Il s'agit toujours de chercher des traces de vie éteinte ou active et de mieux comprendre les dangers auxquels s'exposera l'homme lorsqu'il débarquera sur Mars. Le paquet géophysique débarqué

Dénommée station Humboltd, le paquet géophysique est une suite de 11 instruments (30 kg) qui devaient étudier l'intérieur de Mars, caractériser son environnement et mesurer l'orientation et la rotation de la planète pour comprendre son évolution et son habitabilité. Cette station devait embarquer le sismomètre conçu par Ph. Lognonné pour la mission Net lander du CNES, abandonnée en 2003 qui ne désespère pas de le voir poser sur …la Lune. A suivre donc.

Utilisation restreinte du foret

Concernant la foreuse, ingénieurs et scientifiques ont convenu de restreindre son utilisation. Cet instrument est conçu pour forer la surface martienne sur 2 m de profondeur. Il est équipé pour cela de 4 sections de 50 centimètres chacune. Il a été décidé qu'une seule section sera utilisée pour forer le sol martien, soit 50 centimètres. C'est seulement à la fin de la mission que l'on tentera d'utiliser 2 sections pour forer à 1 mètre de profondeur.

Cette décision s'explique par notre incapacité à déterminer le taux de résistance de la surface qui sera forée et un risque élevé de dysfonctionnement du foret qui pourrait casser ou ne pas réussir à remontrer à la surface les échantillons pour analyse.

Seule bonne nouvelle, l'intérêt de la NASA pour la mission n'est pas remis en cause comme le montre la fourniture du lanceur et le fait que l'étage de croisière (le carrier) utilisé pour transporter le rover de la Terre à la Mars sera équipé d'un relais de données et d'une petite suite d'instruments.

source http://www.flashespace.com/html/mai09/26_05_09.htm
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Clavius
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MessageSujet: Re: ExoMars   Ven 20 Nov - 13:15

Salut



L’Agence spatiale Allemande (DLR) prépare la mission ExoMars en étudiant en détail les effets que pourraient avoir l’atmosphère martienne sur un atterrisseur pendant la traversée. Cette phase est une des plus délicates de toutes les missions vers Mars nécessitant un atterrissage car avant de se poser, le véhicule qui transporte le rover ou le lander doit ralentir très fortement dans l’atmosphère et passer de près de plusieurs kilomètres par seconde à quelques mètres seconde.

Pour l’Europe qui n’a pas encore réussi à se poser sur Mars (personne ne sait de ce qu’il est advenu de Beagle-2) mais prépare la mission ExoMars, la tâche n’est pas insurmontable. Elle nécessite néanmoins des études exploratoires pour appréhender les effets que pourraient avoir l’atmosphère sur la capsule de rentrée et sur son comportement aérodynamique. Il s’agit également déterminer la taille du bouclier pour avoir la meilleure portance.

L’atmosphère martienne est complètement différente de celle de la Terre. Composée à 95% de dioxyde de carbone, 2,7% d'azote, 1,6% d'argon, des traces d'oxygène (0,13%) et de vapeur d'eau (0,03%), elle est très oxydante ce qui contraint les ingénieurs à fabriquer des boucliers en c-sic (carbone + carbure de silicium). Ces matériaux ont la particularité de ne pas s’oxyder à la différence des alliages en carbone / carbone qui bruleraient dans ces conditions.

Pour s’assurer que les choix technologiques, la forme et la surface du bouclier sont les bons, ingénieurs et scientifiques de la DLR et de l’ESA réalisent donc des essais en soufflerie. Ils utilisent la soufflerie à haute enthalpie de la DLR à Göttingen qui simule l’atmosphère martienne et permet l'étude de la phase de rentrée dans l'atmosphère de véhicules spatiaux.

ExoMars

Le scénario de la mission ExoMars a récemment été redéfini de façon à internationaliser le projet en raison de la décision récente de l’ESA et de la NASA de collaborer ensemble à l’exploration robotique de la planète Mars.

La mission est maintenant prévue en 2 parties. En 2016, les 2 agences devraient un orbiter (NASA) et un lander (ESA) puis de lancer en 2018 un atterrisseur américain qui déposera le rover ExoMars (avec Pasteur mais sans le paquet géophysique Humboldt).

source http://www.flashespace.com/html/nov09/20_11_09.htm
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Clavius
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MessageSujet: Re: ExoMars   Mar 5 Jan - 18:00

Salut

Mission en deux étapes à deux ans d'intervalle, atterrissage à l'aide d'une fusée, pas de panneaux solaires pour le premier atterrisseur : la Nasa et l'Esa viennent d'arrêter les principaux choix pour leurs prochaines missions conjointes vers Mars.

L'accord conclu entre l’Esa et la Nasa pour mettre en œuvre une coopération sur l’exploration robotique de Mars donne ses premiers effets avec le nouveau scénario de la mission ExoMars. Défini en octobre 2009, il a été approuvé en fin d’année par le Conseil de l’Agence spatiale européenne qui autorise l’Esa à ouvrir la souscription auprès des Etats membres pour le financer.

Après une révision du projet Exomars en mai 2009, le nouveau scénario prévoit deux lancements en 2016 et 2018. La mission de 2016, réalisée sous la maîtrise d’œuvre de l’Esa, consiste en un orbiteur et un atterrisseur de 600 kg lancés par une fusée Atlas-5. Quant à la mission de 2018, elle sera bien plus ambitieuse et dirigée par la Nasa. Les deux partenaires prévoient de déposer sur la surface de Mars deux rovers, l’un américain et l’autre européen (ExoMars), à l’aide du même atterrisseur.

Ce scénario conserve les grands objectifs initiaux d’ExoMars mais la façon de les atteindre sera différente. Le paquet géophysique Humboldt et plusieurs instruments de Pasteur ont été débarqués. La recherche de la vie et le forage restent donc des priorités fortes auxquelles on ajoute la traque du méthane martien, une priorité pour la Nasa depuis que MRO a confirmée sa découverte par l’instrument PFS de Mars Express.

Le volet technologique de cette coopération entre la Nasa et l’Esa est important pour l’Europe. En effet, ce programme doit valider un certain nombre de technologies, navigation ou relais de données par exemple, qui seront nécessaires pour les futures missions d’exploration, comme celles qui ramèneront des échantillons martiens. L’atterrisseur de 2016 embarquera une série de capteurs pour mesurer ses performances et son comportement pendant sa descente et d’autres qui seront utilisés pour étudier l’environnement du site d’atterrissage.

Seulement huit jours martiens de fonctionnement au sol en 2016

Cet atterrisseur se posera grâce à un système propulsif. L’Europe abandonne donc l’idée d’utiliser des airbags. Pour restreindre les coûts de développement, il a également été décidé de ne pas utiliser de panneaux solaires, de sorte qu’il fonctionnera uniquement sur batterie, ce qui réduit considérablement sa durée de vie sur Mars. L'activité de cet atterrisseur s'en trouve limitée à huit sols (jours martiens), ce qui nécessite de développer des batteries suffisamment puissantes et résistantes pour faire fonctionner une charge utile (qui n’a pas encore clairement été définie) et maintenir le lander en veille et en hors gel pendant la nuit.

La conception de l’atterrisseur ne sera pas simple. L’Europe ne s’est jamais posée sur Mars. L’échec de Beagle-2 est là pour nous le rappeler, même si ce projet n’était pas sous la responsabilité de l’Esa. Avant de se poser sur Mars, la traversée de l’atmosphère martienne nécessite un bouclier et un dispositif de ralentissement. Pour le bouclier, il faut une surface très grande générant suffisamment de portance pendant la descente. Il doit être en C-SiC (carbone-carbure de silicium) car l’atmosphère martienne est très oxydante. Ces matériaux ont la particularité de ne pas s’oxyder à la différence des alliages en carbone-carbone qui brûleraient.

Atterrissage propulsé

L’intérêt de l’atterrissage propulsé est double par rapport à des parachutes ou des airbags. Les scientifiques maîtrisent le point d’impact jusqu’à l’entrée dans l’atmosphère et la vitesse d’arrivée ne dépend pas des conditions atmosphériques. Autrement dit, on pose la charge utile où l’on veut, d'autant que le propulseur peut lutter contre les vents, qui soufflent parfois très fort sur Mars. A l'inverse, l’utilisation de parachutes interdit de se poser exactement où on le souhaite et dans tous les cas jamais à plus de 1.000 mètres d’altitude. En effet, à cette hauteur, l’atmosphère est si fine que le parachute ne peut pas freiner suffisamment pour poser un rover en sécurité.

L’atterrissage propulsé envisagé dans le nouveau scénario de la mission ExoMars s’inspire de celui utilisé par la Nasa pour poser sur la Lune les capsules Apollo. On utilise le combustible nécessaire pour amener l’engin à la vitesse voulue. Dans le cas de Mars, l’atterrissage devrait se faire à environ 1 mètre par seconde.

source http://www.flashespace.com/
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Clavius
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MessageSujet: Re: ExoMars   Mar 5 Jan - 18:03

Salut

Citation:
L'activité de cet atterrisseur s'en trouve limitée à huit sols (jours martiens)


Mettre autant d'argent et de technologie pour huit jours, je trouve ça particulièrement court. C'est un peu n'importe quoi. On rogne sur le coût de panneaux solaire alors que ceux ci pourraient donner une durée de vie beaucoup plus longue à cet engin.
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